27.02.2006
La VAE
"Au pays de la dictature des diplômes se déroule une révolution silencieuse.
Des milliers de personnes transforment leur expérience professionnelle en diplôme. Des actifs désireux de progresser, des salariés en mal d’évolution, des autodidactes complexés espèrent, en faisant la preuve de leurs acquis sur le terrain, obtenir un de ces parchemins si indispensables aux yeux des recruteurs français. Sans bachoter. Simplement parce qu’un jury d’enseignants et de professionnels estime qu’ils ont les compétences correspondantes. C’est la VAE, la validation des acquis de l’expérience, un dispositif totalement novateur en passe de changer le parcours professionnel de milliers de personnes.
Grâce à la VAE, des vendeurs de la Fnac sans diplôme sont désormais bacheliers. Des directeurs de restaurant McDo sans bac ont décroché une licence de management à l’école de commerce de Rouen. Des commerciaux quadragénaires se voient décerner le prestigieux diplôme d’une école de management réputée, Bordeaux EM. Air France se sert de la VAE pour faire évoluer des commerciaux et pourvoir des postes de chargé d’affaires. Des femmes obtiennent un CAP «petite enfance» après avoir gardé les enfants des autres pendant des années et quitté l’école à 14 ans. D’autres, qui prodiguent des soins aux personnes âgées, découvrent qu’elles ne sont pas des «bonnes à tout faire» mais exercent un vrai métier, auxiliaire de vie, qui leur vaut un diplôme. A Montpellier, des femmes d’artisan guignent un BTS d’«assistant PME-PMI» après avoir fait tourner dans l’ombre pendant des années la petite boîte de BTP de leur mari. Parfois, ces hommes et ces femmes ont dû repasser des épreuves, des matières, se plonger dans les manuels. Mais pas toujours. C’est cela, la révolution VAE: la déconnexion entre un diplôme et un parcours académique. "
Jacqueline de Linares Semaine du jeudi 14 avril 2005 - n°2110 - Entreprendre
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08:10 Publié dans Zone de communication | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Entreprise


Commentaires
Je trouve cet article excellent, j'avoue que du haut de mes 72 ans je suis un peu déconnecté de la vie active. Alors, dans ce texte je retrouve la sensation que j'ai éprouvé alors que je recevais mon premier badge d'IPF !.. il y a bien longtemps...
Ecrit par : Robert Cadot | 26.11.2005
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